Education : toujours le nivellement par le bas !

éducationAprès la difficile réforme des rythmes scolaires pas encore digérée, voilà que le gouvernement s’attaque maintenant aux programmes de nos collégiens.

Cette énième réforme de notre système éducatif marque un tournant dangereux en ce sens où elle remet en cause les valeurs fondamentales de notre pays. Exit la connaissance du siècle des Lumières dont l’enseignement ne sera plus que facultatif. Finies les classes bi-langues sections européennes sous le prétexte qu’elles sont élitistes.

Quant aux langues mortes, latin et grec, elles sont définitivement enterrées ! Même l’enseignement de l’allemand est remis en cause au prétexte là encore que seuls les meilleurs élèves se dirigeaient vers cette langue étrangère.

La réforme du collège, voulue par la Ministre Vallaud-Belkacem, instaure un nivellement par le bas qui est la politique constante de ce gouvernement qui voulait déjà supprimer les notes ! C’est, en vérité, un véritable renoncement à la transmission des savoirs fondamentaux et une remise en question du socle de notre modèle républicain. Les socialistes promettent la réussite pour tous et pour tenir leur engagement, il est plus facile de diminuer le niveau d’exigence.

Outre les enseignants, des universitaires et des intellectuels de tous bords politiques s’élèvent contre cette réforme, d’autant plus dangereuse qu’elle bafoue notre identité et nos valeurs. Elle tourne le dos à notre culture, à notre histoire, à notre héritage commun. On a le droit et le devoir, vis-à-vis de nos aïeux, d’être fiers de notre passé et lorsqu’on enseigne ce que fut notre empire colonial, il n’est pas inutile de rappeler les vertus civilisatrices de notre pays par sa culture, ses écoles, ses hôpitaux, ses techniques,… Au lieu d’exalter ce qui a fait la grandeur de la France, les programmes sont délibérément orientés sur la repentance permanente.

Sous prétexte de démocratisation de l’école, on tend vers un égalitarisme forcené. Les meilleurs élèves n’auront d’autre choix que d’aller dans le privé alors que les moins bons ne progresseront pas pour autant. La France a besoin d’élites et de pousser ses enfants les plus doués comme ceux qui ont la capacité d’intégrer 2 langues en 6e ou d’apprendre le grec et le latin.

Démocratiser n’est pas supprimer, apprendre notre histoire c’est exiger le droit à la continuité. Contrairement à la Ministre, nous pensons que le meilleur tremplin vers la citoyenneté, c’est d’abord savoir lire, écrire et compter, connaître son pays et son histoire. Il vaudrait mieux se rappeler des lumières plutôt que de mettre en avant les ombres avec lesquelles on tente de nous culpabiliser.

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